Dans le catalogue d'exposition de 

Félicita 18, Juin 2018


Pauline Weber

Maryam Pourahmad ne reste pas à la superficie des choses et gratte au contraire, le vernis pour en puiser l’essence, le nectar profond.

« Ce qui me fascine le plus, c’est cette manière qu’à l’esprit de jongler entre le conscient et l’inconscient pour faire jaillir des images, des mots, des couleurs, en somme tout ce qui peut être utile à ma création. Rien que la forme d’un nuage ou un reflet dans une fenêtre peuvent m’inspirer. »

 

Ses photographies s’apparentent à des maquettes, des tableaux qu’elle dessine, qu’elle fabrique derrière la caméra. « Je m’intéresse davantage à la construction d’un espace photographique qu’à la simulation d’un espace » prévient-elle. Elle aime confronter espace réel et espace fictif en brouillant les pistes, en perturbant l’échelle, en troublant notre perception pour provoquer des narrations nouvelles. Par différents choix de cadrage, elle met ainsi en lumière le muet, le silencieux, cet inframince laissé vacant entre les yeux, l’appareil photographique, l’esprit et l’objet lui-même. « C’est une image fantôme que je tente d’approcher » résume-t-elle.